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Chiffres 2025 de l’Observatoire Occitanie

Occitanie : 5 565 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2025 

5 565 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2025 en Occitanie, selon l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs réalisé par l’association GSC et la société Altares. Chaque jour, plus de 15 femmes et hommes se sont retrouvés sans emploi. Si le nombre reste plutôt stable par rapport à 2024 (+ 1,2 %), ce niveau historiquement élevé confirme la persistance de fortes tensions économiques.  Pour la deuxième année consécutive, plus de 5 500 pertes d’emploi d’entrepreneurs en Occitanie. Les secteurs de la construction et du commerce, en grande difficulté depuis plusieurs années, sont toujours exposés mais la situation s’améliore.

 

Un niveau très élevé mais cependant une tendance qui marque le pas après trois années de forte augmentation

Après trois années de hausse continue (+ 49,8 % en 2022, + 38,7 % en 2023, + 11,7 % en 2024), la courbe des pertes d’emploi des entrepreneurs semble enfin se stabiliser. Toutefois, il s’agit d’un plateau historiquement élevé depuis 2015, année de création de l’Observatoire. Pour la deuxième année consécutive, plus de 5 500 dirigeants sont concernés en Occitanie.

« Cette apparente stabilisation ne doit en aucun cas nous rassurer : nous restons à un niveau inédit de pertes d’emploi entrepreneurial. Le contexte économique demeure fortement dégradé, marqué par une croissance atone, des tensions géopolitiques persistantes et une instabilité politique durable. Les dirigeants naviguent à vue, dans un climat d’incertitude qui freine l’investissement et fragilise jusqu’aux entreprises les plus solides. Face à cette précarité qui s’installe, notre message ne change pas : il est essentiel d’anticiper les risques et de bien faire connaître les dispositifs de protection existants. L’année 2026 s’annonce déterminante. Les premiers indicateurs restent contrastés et rien ne laisse présager d’amélioration rapide sur les plans économique et politique. Pour les entrepreneurs, les priorités demeurent claires : surveiller étroitement leur trésorerie, maîtriser leurs risques et, surtout, ne pas rester seuls face aux difficultés. » commente Hervé Kermarrec, président de l’association GSC.

 

En Occitanie, des départements aux trajectoires divergentes

 

 

L’Hérault est le territoire le plus touché. Il comptabilise 1 325 pertes d’emploi, mais reste à l’équilibre par rapport à 2024. Les chefs d’entreprise de Haute-Garonne sont également très impactés avec 1 310 situations de « chômage » en 2025 (+ 10,1 %).

Le Lot enregistre également une progression élevée de 10,7 % (124 dirigeants). Dans le Tarn, les pertes d’activité augmentent de 6,3 % (319) tandis que dans le Gard, elles progressent de 4,7 % (665).

L’Ariège plonge dans le rouge avec une augmentation particulièrement notable de 58,6 % des pertes d’emploi soit 222 entrepreneurs concernés.

Les autres départements, représentant plus de la moitié de la région occitane, enregistrent un recul des situations de « chômage ».

Dans le Gers et les Pyrénées-Orientales, les pertes d’emploi reculent respectivement de 18,8 % (121 entrepreneurs concernés) et de 17,0 % (545). Ces deux départements constituent le repli le plus important de la région en 2025.

Ils sont 242 dirigeants à avoir perdu leur activité dans le Tarn-et-Garonne (- 6,2 %) et 151 dans les Hautes-Pyrénées (-13,7 %). L’Aveyron comptabilise 148 entrepreneurs impactés (- 8,1 %). La Lozère enregistre un recul de 11,8 % soit 30 femmes et hommes.

Les situations de « chômage » se stabilise dans l’Aude avec 363 chefs d’entreprise touchés. Ils étaient 364 en 2024 (- 0,3 %).

 

Des situations contrastées selon les secteurs

Le secteur de la construction concentre, à lui seul, près d’un quart (23,6 %) du total des pertes d’emploi en 2025 (5 565). Néanmoins, après plusieurs années de forte dégradation, il affiche des signes notables d’amélioration (- 14,3 % de liquidations). Les professionnels de l’immobilier portent la meilleure santé du secteur. Durement touchés par le ralentissement du marché immobilier post-covid, ils enregistrent en 2025 un recul marqué de 48,2 %.

Le commerce montre également des signes d’amélioration en se stabilisant (+ 1,2 % ; 1 231). Le commerce de détail montre une évolution favorable (- 4 %).

La situation du secteur de l’hébergement, restauration, débits de boissons reste défavorable, avec une hausse de 12,4 %, soit 935 entrepreneurs concernés. Et ce sont les professionnels de la restauration qui sont les plus impactés, puisqu’ils concentrent à eux-seuls plus de huit situations de « chômage » sur dix dans le secteur (754 ; + 10,9 %).

Le secteur industriel, pour lequel on pouvait craindre de très fortes difficultés, reste sous pression en 2025 avec une augmentation de 15,5 %. C’est également le cas pour les activités d’information et communication (+ 19,0 %).

Le secteur agricole, pour sa part, résistent bien (- 16,9 %). C’est également le cas des activités d’assurance et financières qui enregistre une baisse remarquable de 47,1 % des pertes d’activité.

 

Très petites entreprises : une vulnérabilité structurelle persistante en Occitanie

Près de 7 entrepreneurs touchés sur 10, dirigeaient une structure de moins de 3 salariés (3 772). Ces très petites entreprises concentrent l’essentiel des difficultés : manque de trésorerie, vulnérabilité face aux impayés ou aux bouleversements de marché. Elles n’ont ni les marges de manœuvre financières ni les équipes pour absorber les chocs. En 2025, la situation demeure particulièrement tendue : l’activité reste insuffisante et les niveaux de chiffre d’affaires ne permettent pas toujours de couvrir les charges fixes.

L’âge médian des entrepreneurs ayant perdu leur emploi en Occitanie augmente légèrement, passant de 47,2 ans en 2024 à 47,6 ans en 2025.

Pour Thierry Millon, Directeur des études Altares : « Les cinq dernières années d’instabilité économique permanente ont fini par épuiser les ressources morales et financières de nombreux dirigeants. En 2025, près de 61 500 entrepreneurs ont dû se résoudre à liquider leur société, un niveau jamais atteint. Et le début de l’année 2026 ne laisse guère de répit : 6 400 défaillances ont été enregistrées rien qu’en janvier, là encore un record. Les dirigeants de TPE sont particulièrement exposés. Un choc financier, professionnel et familial dont on ne ressort pas indemne, d’autant que les mentalités sur l’échec entrepreneurial évoluent lentement. Pourtant, le droit à la seconde chance constitue un enjeu essentiel, humain autant qu’économique. Aider les entrepreneurs à rebondir, c’est permettre de mettre à profit leur expérience au service du dynamisme des filières et des territoires, et ainsi renforcer la vitalité économique globale. »

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Méthodologie

Les données sont issues de l’analyse des entreprises, hors sociétés civiles et associations, placées directement, par conversion ou par résolution du plan en liquidation judiciaire par le Tribunal de Commerce ou Judiciaire. Ne sont pas intégrées les procédures de fermeture ou dissolution à l’amiable de même que les révocations des mandataires sociaux.


À propos de l’association GSC

Depuis plus de 45 ans, la GSC est la réponse élaborée par les organisations patronales face au besoin de protection chômage des chefs d’entreprise et indépendants. L’association GSC est l’association qui a souscrit le contrat d’assurance de groupe GSC auprès d’un pool d’assureurs (Groupama, Allianz, Generali, SMABTP). Elle est administrée par le Medef, la CPME et l’U2P qui l’ont conçue en 1979. Elle veille aux intérêts des dirigeants affiliés au régime. La gestion du régime a été confiée à Groupama – GAN Assurances.

À propos d’Altares

Altares est l’expert de la donnée d’entreprise, créateur de solutions de pilotage et d’indicateurs de la santé économique et extra-financière des entreprises et des organismes publics, au sein de leur écosystème.

Grâce à ses outils et ses informations, Altares aide les responsables des structures privées et publiques, de toute taille et de tout secteur d’activité, à prendre sereinement des décisions éclairées.

Partenaire exclusif en France, au Benelux et au Maghreb de Dun & Bradstreet, 1er réseau international d’informations sur les entreprises, Altares s’appuie sur une base de données mondiale de plus de 550 millions d’entités légales (dont 11 millions en France) pour aider les acteurs économiques à se développer durablement, en intégrant, entre autres, les enjeux essentiels de conformité et de RSE.

 

Contact presse – Agence CorioLink

Léa Broussard – lea.broussard@coriolink.com – 07 60 42 57 54

Chiffres 2025 de l’Observatoire Île-de-France

Île-de-France : 14 319 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2025

14 319 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2025 en Île-de-France, selon l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs réalisé par l’association GSC et la société Altares. Chaque jour, plus de 39 femmes et hommes se sont retrouvés sans emploi. Avec une légère progression de + 0,6 % par rapport à 2024, l’Île-de-France concentre près d’un quart des pertes d’emploi observées à l’échelle nationale. Si l’évolution régionale reste contenue, elle contraste avec la stabilisation observée dans d’autres territoires et cache de très fortes disparités entre secteurs et entre départements. Pour la deuxième année consécutive, plus de 14 000 pertes d’emploi d’entrepreneurs en Île-de-France.La construction enregistre un recul significatif, tandis que les services aux entreprises, le transport et logistique, et l’hébergement, restauration, débits de boissons subissent une pression croissante.

 

Un niveau très élevé mais cependant une tendance qui marque le pas après trois années de forte augmentation

Après trois années de hausse marquée (+ 21,0 % en 2022, + 36,7 % en 2023, + 25,2 % en 2024), la courbe des pertes d’emploi des entrepreneurs semble enfin se stabiliser. Toutefois, il s’agit d’un plateau historiquement élevé depuis 2015, année de création de l’Observatoire. Pour la deuxième année consécutive, plus de 14 000 dirigeants sont concernés en Île-de-France.

Première région économique du pays, elle subit mécaniquement les effets des tensions observées à l’échelle nationale, tout en reflétant des dynamiques sectorielles propres à une économie de services très développée et très concentrée.

« Cette apparente stabilisation ne doit en aucun cas nous rassurer : nous restons à un niveau inédit de pertes d’emploi entrepreneurial. Le contexte économique demeure fortement dégradé, marqué par une croissance atone, des tensions géopolitiques persistantes et une instabilité politique durable. Les dirigeants naviguent à vue, dans un climat d’incertitude qui freine l’investissement et fragilise jusqu’aux entreprises les plus solides. Face à cette précarité qui s’installe, notre message ne change pas : il est essentiel d’anticiper les risques et de bien faire connaître les dispositifs de protection existants. L’année 2026 s’annonce déterminante. Les premiers indicateurs restent contrastés et rien ne laisse présager d’amélioration rapide sur les plans économique et politique. Pour les entrepreneurs, les priorités demeurent claires : surveiller étroitement leur trésorerie, maîtriser leurs risques et, surtout, ne pas rester seuls face aux difficultés. » commente Hervé Kermarrec, président de l’association GSC.

 

En Île-de-France, des départements aux trajectoires divergentes

 

Paris concentre 4 315 pertes d’emploi en 2025, en hausse de + 11,4 % par rapport à 2024 (3 872). La densité économique de la capitale, associée à la pression sur les loyers commerciaux et à la concurrence exacerbée dans les secteurs de services, explique en grande partie cette progression, singulièrement à rebours de la tendance régionale.

L’Essonne enregistre la plus forte hausse de la région avec + 24,7 % (1 261 chefs d’entreprise concernés), un signal préoccupant pour ce territoire à fort tissu industriel et de services.

Les Yvelines restent quasi stables avec + 0,3 % (1 074), dans la lignée de l’évolution régionale.

À l’opposé, cinq départements enregistrent une baisse des pertes d’emploi.

Les Hauts-de-Seine affichent un recul de – 10,9 % (1 170), de même que la Seine-Saint-Denis avec – 8,7 % (2 218) et la Seine-et-Marne avec – 8,8 % (2 031).

Le Val-d’Oise recule de – 3,0 % (1 046), et le Val-de-Marne de – 1,7 % (1 204).

 

Des situations contrastées selon les secteurs

 

La construction, second poste de pertes d’emploi en Île-de-France avec 3 421 cas en 2025, enregistre un repli de 13,5 %. Dans le détail, le bâtiment recule de 8,7 % (3 071 entreprises concernées). Les professionnels de l’immobilier – durement touchés par le ralentissement du marché immobilier post-covid – enregistrent en 2025 un recul marqué des pertes d’activité (- 40,9 %).

Le commerce résiste mieux qu’ailleurs, avec une quasi-stabilisation à – 1,6 % (2 768 dirigeants). Le commerce de détail recule de – 4,7 % (1 345), et le commerce de gros de – 5,8 % (813), tandis que le commerce et la réparation automobile progresse de + 13,4 %, en partie en lien avec les mutations du secteur.

Les services aux entreprises restent sous pression avec une hausse de + 7,6 % (2 428). Ces activités, dépendantes de la santé financière de leurs donneurs d’ordre, pourraient subir un effet domino si la conjoncture ne s’améliore pas.

La situation du secteur de l’hébergement, restauration, débits de boissons reste défavorable, avec une hausse de 9 %, soit 1 501 entrepreneurs concernés. Et ce sont les professionnels de la restauration qui sont les plus impactés, puisqu’ils concentrent à eux-seuls près de neuf situations de « chômage » sur dix dans le secteur (1 347 ; + 7,1 %).

Le transport et la logistique connaissent une forte hausse de + 14,2 % (1 325 entrepreneurs), supérieure à la tendance nationale. Les activités de transport, autres que routier, progressent de + 39,2 % (660), reflétant des fragilités dans des niches de marché concurrentielles – notamment le transport médical, les taxis et les VTC.

La situation dans les activités financières et d’assurance est défavorable puisque les pertes d’emploi progressent de + 23,0 %.

Très petites entreprises : une vulnérabilité structurelle persistante

Près de 7 entrepreneurs touchés sur 10, dirigeaient une structure de moins de 3 salariés (9 693). Ces très petites entreprises concentrent l’essentiel des difficultés : manque de trésorerie, vulnérabilité face aux impayés ou aux bouleversements de marché. Elles n’ont ni les marges de manœuvre financières ni les équipes pour absorber les chocs. En 2025, la situation demeure particulièrement tendue : l’activité reste insuffisante et les niveaux de chiffre d’affaires ne permettent pas toujours de couvrir les charges fixes.

L’âge médian des entrepreneurs ayant perdu leur emploi en Île-de-France augmente légèrement, passant de 46,8 ans en 2024 à 46,7 ans en 2025.

Pour Thierry Millon, Directeur des études Altares : « Les cinq dernières années d’instabilité économique permanente ont fini par épuiser les ressources morales et financières de nombreux dirigeants. En 2025, près de 61.500 entrepreneurs ont dû se résoudre à liquider leur société, un niveau jamais atteint. Et le début de l’année 2026 ne laisse guère de répit : 6.400 défaillances ont été enregistrées rien qu’en janvier, là encore un record. Les dirigeants de TPE sont particulièrement exposés. Un choc financier, professionnel et familial dont on ne ressort pas indemne, d’autant que les mentalités sur l’échec entrepreneurial évoluent lentement. Pourtant, le droit à la seconde chance constitue un enjeu essentiel, humain autant qu’économique. Aider les entrepreneurs à rebondir, c’est permettre de mettre à profit leur expérience au service du dynamisme des filières et des territoires, et ainsi renforcer la vitalité économique globale. »

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Méthodologie

Les données sont issues de l’analyse des entreprises, hors sociétés civiles et associations, placées directement, par conversion ou par résolution du plan en liquidation judiciaire par le Tribunal de Commerce ou Judiciaire. Ne sont pas intégrées les procédures de fermeture ou dissolution à l’amiable de même que les révocations des mandataires sociaux.


À propos de l’association GSC

Depuis plus de 45 ans, la GSC est la réponse élaborée par les organisations patronales face au besoin de protection chômage des chefs d’entreprise et indépendants. L’association GSC est l’association qui a souscrit le contrat d’assurance de groupe GSC auprès d’un pool d’assureurs (Groupama, Allianz, Generali, SMABTP). Elle est administrée par le Medef, la CPME et l’U2P qui l’ont conçue en 1979. Elle veille aux intérêts des dirigeants affiliés au régime. La gestion du régime a été confiée à Groupama – GAN Assurances.

 

À propos d’Altares

Altares est l’expert de la donnée d’entreprise, créateur de solutions de pilotage et d’indicateurs de la santé économique et extra-financière des entreprises et des organismes publics, au sein de leur écosystème. Grâce à ses outils et ses informations, Altares aide les responsables des structures privées et publiques, de toute taille et de tout secteur d’activité, à prendre sereinement des décisions éclairées. Partenaire exclusif en France, au Benelux et au Maghreb de Dun & Bradstreet, 1er réseau international d’informations sur les entreprises, Altares s’appuie sur une base de données mondiale de plus de 600 millions d’entités légales (dont 11 millions en France) pour aider les acteurs économiques à se développer durablement, en intégrant, entre autres, les enjeux essentiels de conformité et de RSE.

 

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Chiffres 2025 de l’Observatoire Grand Est

Grand Est :  4 339 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2025 

4 339 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2025 dans le Grand Est, selon l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs réalisé par l’association GSC et la société Altares. Chaque jour, près de 12 femmes et hommes se sont retrouvés sans emploi. Si la hausse se poursuit par rapport à 2024 (+ 3,1 %), le rythme de progression reste toutefois nettement plus modéré que lors des années précédentes. Ce niveau élevé confirme la persistance de fortes tensions économiques. Pour la deuxième année consécutive, plus de 4 000 pertes d’emploi d’entrepreneurs dans le Grand Est. Les secteurs de la construction et du commerce, en grande difficulté depuis plusieurs années, sont toujours exposés mais la situation d’améliore.

 

Après trois années de forte augmentation, la hausse se poursuit en Grand Est mais ralentit

Après trois années de hausse marquée (+ 29,7 % en 2022, + 31,9 % en 2023, + 13,3 % en 2024), la progression des pertes d’emploi des entrepreneurs tend à ralentir mais continue de progresser. Le niveau atteint reste toutefois historiquement élevé depuis 2015, année de création de l’Observatoire. Pour la deuxième année consécutive, plus de 4 000 dirigeants sont concernés en Grand Est.

« Cette apparente stabilisation ne doit en aucun cas nous rassurer : nous restons à un niveau inédit de pertes d’emploi entrepreneurial. Le contexte économique demeure fortement dégradé, marqué par une croissance atone, des tensions géopolitiques persistantes et une instabilité politique durable. Les dirigeants naviguent à vue, dans un climat d’incertitude qui freine l’investissement et fragilise jusqu’aux entreprises les plus solides. Face à cette précarité qui s’installe, notre message ne change pas : il est essentiel d’anticiper les risques et de bien faire connaître les dispositifs de protection existants. L’année 2026 s’annonce déterminante. Les premiers indicateurs restent contrastés et rien ne laisse présager d’amélioration rapide sur les plans économique et politique. Pour les entrepreneurs, les priorités demeurent claires : surveiller étroitement leur trésorerie, maîtriser leurs risques et, surtout, ne pas rester seuls face aux difficultés. » commente Hervé Kermarrec, président de l’association GSC.

 

En Grand Est, des départements aux trajectoires divergentes

 

Le Bas-Rhin est le territoire le plus touché, avec 1 007 chefs d’entreprise ayant perdu leur emploi (+ 8,2 %). Deux autres départements connaissent également de fortes difficultés : les Vosges et la Moselle. Ils enregistrent les hausses les plus sévères avec respectivement + 16,0 % (334) et + 15,5 % (784). La Marne (+ 5,8 % ; 439) et l’Aube (+ 5,1 % ; 248) affichent aussi une hausse du nombre de dirigeants se retrouvant sans activité.

À l’inverse, cinq départements voient ces situations reculer.

La Meurthe-et-Moselle totalise 521 pertes d’activité d’entrepreneurs, soit une baisse de 5,3 %. Dans le Haut-Rhin, 613 dirigeants sont concernés (- 7,0 %). Les Ardennes et la Haute-Marne comptabilisent 169 (- 8,2 %) et 96 (- 8,6 %) cas. La Meuse présente la situation la plus favorable, avec un recul de 20,5 % des pertes d’activité en 2025 (128 dirigeants concernés).

 

Des situations contrastées selon les secteurs

Le secteur de la construction concentre, à lui seul, près d’un quart (24,9 %) du total des pertes d’emploi en 2025 (4 339). Après plusieurs années de forte dégradation, cela témoigne d’une amélioration (- 6,2 %), même si le contexte reste fragile. De leur côté, les professionnels de l’immobilier – durement touchés par le ralentissement du marché immobilier post-covid – enregistrent en 2025 un recul marqué des pertes d’activité (- 62,7 %).

Dans le commerce, on observe également quelques signes d’amélioration (+ 1,5 % ; 1 029). Dans le détail, le commerce de gros montre une évolution favorable (- 8,5 %).

La situation du secteur de l’hébergement, restauration, débits de boissons reste défavorable, avec une hausse de 10,4 %, soit 647 entrepreneurs concernés. Et ce sont les professionnels de la restauration qui sont les plus impactés, puisqu’ils concentrent à eux-seuls près de huit situations de « chômage » sur dix dans le secteur (506 ; + 5 %).

Le secteur industriel reste sous pression (+ 12,8 %) mais la situation apparaît finalement un peu moins alarmante que prévu alors que l’on pouvait craindre de très fortes difficultés pour ces métiers.

L’agriculture est en difficulté, enregistrant une hausse de 33,9 % des pertes d’emploi, tout comme les activités d’assurance et financières (+ 15,4 %).

À l’inverse, le transport et la logistique, pour leur part, résistent bien (- 9,2 %).

 

Très petites entreprises : une vulnérabilité structurelle persistante

Près de 7 entrepreneurs touchés sur 10, dirigeaient une structure de moins de 3 salariés (2 833). Ces très petites entreprises concentrent l’essentiel des difficultés : manque de trésorerie, vulnérabilité face aux impayés ou aux bouleversements de marché. Elles n’ont ni les marges de manœuvre financières ni les équipes pour absorber les chocs. En 2025, la situation demeure particulièrement tendue : l’activité reste insuffisante et les niveaux de chiffre d’affaires ne permettent pas toujours de couvrir les charges fixes.

L’âge médian des entrepreneurs ayant perdu leur emploi en Grand Est diminue, passant de 47 ans en 2024 à 46,3 ans en 2025. 

Pour Thierry Millon, Directeur des études Altares : « Les cinq dernières années d’instabilité économique permanente ont fini par épuiser les ressources morales et financières de nombreux dirigeants. En 2025, près de 61 500 entrepreneurs ont dû se résoudre à liquider leur société, un niveau jamais atteint. Et le début de l’année 2026 ne laisse guère de répit : 6 400 défaillances ont été enregistrées rien qu’en janvier, là encore un record. Les dirigeants de TPE sont particulièrement exposés. Un choc financier, professionnel et familial dont on ne ressort pas indemne, d’autant que les mentalités sur l’échec entrepreneurial évoluent lentement. Pourtant, le droit à la seconde chance constitue un enjeu essentiel, humain autant qu’économique. Aider les entrepreneurs à rebondir, c’est permettre de mettre à profit leur expérience au service du dynamisme des filières et des territoires, et ainsi renforcer la vitalité économique globale. »

 

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Méthodologie

Les données sont issues de l’analyse des entreprises, hors sociétés civiles et associations, placées directement, par conversion ou par résolution du plan en liquidation judiciaire par le Tribunal de Commerce ou Judiciaire. Ne sont pas intégrées les procédures de fermeture ou dissolution à l’amiable de même que les révocations des mandataires sociaux.


À propos de l’association GSC

Depuis plus de 45 ans, la GSC est la réponse élaborée par les organisations patronales face au besoin de protection chômage des chefs d’entreprise et indépendants. L’association GSC est l’association qui a souscrit le contrat d’assurance de groupe GSC auprès d’un pool d’assureurs (Groupama, Allianz, Generali, SMABTP). Elle est administrée par le Medef, la CPME et l’U2P qui l’ont conçue en 1979. Elle veille aux intérêts des dirigeants affiliés au régime. La gestion du régime a été confiée à Groupama – GAN Assurances.

 

À propos d’Altares

Altares est l’expert de la donnée d’entreprise, créateur de solutions de pilotage et d’indicateurs de la santé économique et extra-financière des entreprises et des organismes publics, au sein de leur écosystème.

Grâce à ses outils et ses informations, Altares aide les responsables des structures privées et publiques, de toute taille et de tout secteur d’activité, à prendre sereinement des décisions éclairées.

Partenaire exclusif en France, au Benelux et au Maghreb de Dun & Bradstreet, 1er réseau international d’informations sur les entreprises, Altares s’appuie sur une base de données mondiale de plus de 550 millions d’entités légales (dont 11 millions en France) pour aider les acteurs économiques à se développer durablement, en intégrant, entre autres, les enjeux essentiels de conformité et de RSE.

 

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Chiffres 2025 de l’Observatoire Région Sud

Région Sud – Provence-Alpes-Côte d’Azur :  5 813 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2025  

5 813 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2025 en Région Sud – Provence-Alpes-Côte d’Azur, selon l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs réalisé par l’association GSC et la société Altares. Chaque jour, près de 16 femmes et hommes se sont retrouvés sans emploi. Avec un recul de 6,9 % par rapport à 2024, la Région Sud – Provence-Alpes-Côte d’Azur enregistre la plus forte baisse de toutes les régions françaises. Le niveau reste néanmoins très élevé et confirme la persistance de fortes tensions économiques. La région enregistre la plus forte baisse de France avec – 6,9 %, à rebours de la tendance nationale. Les secteurs de la construction et du commerce, en grande difficulté depuis plusieurs années, enregistrent un recul des pertes d’emploi.

 

Une tendance favorable mais à un niveau qui demeure élevé

Après trois années de hausse continue (+ 25,4 % en 2022, + 29,3 % en 2023, + 19,5 % en 2024), la courbe des pertes d’emploi des entrepreneurs semble enfin reculer. La région enregistre une baisse de 6,9 % par rapport à l’année dernière, la plus marquée de toutes les régions françaises. Toutefois, il s’agit d’un plateau historiquement élevé depuis 2015, année de création de l’Observatoire.

« Cette apparente stabilisation ne doit en aucun cas nous rassurer : nous restons à un niveau inédit de pertes d’emploi entrepreneurial. Le contexte économique demeure fortement dégradé, marqué par une croissance atone, des tensions géopolitiques persistantes et une instabilité politique durable. Les dirigeants naviguent à vue, dans un climat d’incertitude qui freine l’investissement et fragilise jusqu’aux entreprises les plus solides. Face à cette précarité qui s’installe, notre message ne change pas : il est essentiel d’anticiper les risques et de bien faire connaître les dispositifs de protection existants. L’année 2026 s’annonce déterminante. Les premiers indicateurs restent contrastés et rien ne laisse présager d’amélioration rapide sur les plans économique et politique. Pour les entrepreneurs, les priorités demeurent claires : surveiller étroitement leur trésorerie, maîtriser leurs risques et, surtout, ne pas rester seuls face aux difficultés. » commente Hervé Kermarrec, président de l’association GSC.

 

En Région Sud – Provence-Alpes-Côte d’Azur, des départements aux trajectoires divergentes

 

Les Bouches-du-Rhône demeurent, avec 2 272 entrepreneurs en situation de « chômage », le département le plus touché de la région et l’un des plus importants de France. Il enregistre cependant une baisse significative de 11,4 % par rapport à 2024, signe d’une amélioration sensible.

Les Alpes-Maritimes suivent la même tendance avec un recul de 11,1 % (1 318 dirigeants concernés). Ces deux départements concentrent à eux seuls plus de 60 % des pertes d’emploi régionales.

Le Var enregistre en revanche une légère hausse de 1,1 % (1 247), tout comme le Vaucluse avec + 1,2 % (690) ; des progressions limitées mais qui contrastent avec la dynamique générale de la région.

Les Alpes-de-Haute-Provence restent quasi stables à – 0,7 % (152), tandis que les Hautes-Alpes enregistrent une légère hausse de + 3,9 % (134).

 

Des situations contrastées selon les secteurs

 

La construction enregistre un repli de 15,0 % (1 521 chefs d’entreprise), nettement plus favorable que la tendance nationale (- 3,0 %). Les professionnels de l’immobilier – durement touchés par le ralentissement du marché immobilier post-covid – enregistrent en 2025 un recul marqué des pertes d’activité (- 56,3 %).

Le commerce affiche une baisse de 11,6 % (1 202 dirigeants) dans la région, tiré par le commerce de détail qui enregistre une baisse de – 15,8 %. Le commerce et la réparation automobile sont également orientés à la baisse (- 10,0 %).

La situation du secteur de l’hébergement, restauration, débits de boissons marque le pas, avec une légère hausse de 1,5 %, soit 993 entrepreneurs concernés. Et ce sont les professionnels de la restauration qui sont les plus impactés, puisqu’ils concentrent à eux-seuls plus de huit situations de « chômage » sur dix dans le secteur (837 ; + 4,0 %).

Les services aux particuliers sont en revanche sous pression : + 16,0 % (283). La coiffure et les soins de beauté, en forte hausse (+ 19,1 %), représentent plus des trois quarts des pertes d’emploi du secteur. Un phénomène également observé à l’échelle nationale, en lien avec des charges fixes élevées et la concurrence des prestataires à domicile.

La situation de l’industrie (- 11,5 %) apparaît finalement moins alarmante que prévu alors que l’on pouvait craindre de fortes difficultés pour ces métiers.

Le secteur de l’information et communication résiste également bien (- 19,0 %). C’est également le cas des services aux entreprises qui enregistre une baisse de 4,7 % des pertes d’activité.

 

Très petites entreprises : une vulnérabilité structurelle persistante

Près de 7 entrepreneurs touchés sur 10, dirigeaient une structure de moins de 3 salariés (3 947). Ces très petites entreprises concentrent l’essentiel des difficultés : manque de trésorerie, vulnérabilité face aux impayés ou aux bouleversements de marché. Elles n’ont ni les marges de manœuvre financières ni les équipes pour absorber les chocs. En 2025, la situation demeure particulièrement tendue : l’activité reste insuffisante et les niveaux de chiffre d’affaires ne permettent pas toujours de couvrir les charges fixes.

L’âge médian des entrepreneurs ayant perdu leur emploi en Région Sud – Provence-Alpes-Côte d’Azur diminue légèrement, passant de 48,3 ans en 2024 à 47,6 ans en 2025.

Pour Thierry Millon, Directeur des études Altares : « Les cinq dernières années d’instabilité économique permanente ont fini par épuiser les ressources morales et financières de nombreux dirigeants. En 2025, près de 61 500 entrepreneurs ont dû se résoudre à liquider leur société, un niveau jamais atteint. Et le début de l’année 2026 ne laisse guère de répit : 6 400 défaillances ont été enregistrées rien qu’en janvier, là encore un record. Les dirigeants de TPE sont particulièrement exposés. Un choc financier, professionnel et familial dont on ne ressort pas indemne, d’autant que les mentalités sur l’échec entrepreneurial évoluent lentement. Pourtant, le droit à la seconde chance constitue un enjeu essentiel, humain autant qu’économique. Aider les entrepreneurs à rebondir, c’est permettre de mettre à profit leur expérience au service du dynamisme des filières et des territoires, et ainsi renforcer la vitalité économique globale. »

 

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Méthodologie

Les données sont issues de l’analyse des entreprises, hors sociétés civiles et associations, placées directement, par conversion ou par résolution du plan en liquidation judiciaire par le Tribunal de Commerce ou Judiciaire. Ne sont pas intégrées les procédures de fermeture ou dissolution à l’amiable de même que les révocations des mandataires sociaux.


À propos de l’association GSC

 

À propos de l’association GSC

Depuis plus de 45 ans, la GSC est la réponse élaborée par les organisations patronales face au besoin de protection chômage des chefs d’entreprise et indépendants. L’association GSC est l’association qui a souscrit le contrat d’assurance de groupe GSC auprès d’un pool d’assureurs (Groupama, Allianz, Generali, SMABTP). Elle est administrée par le Medef, la CPME et l’U2P qui l’ont conçue en 1979. Elle veille aux intérêts des dirigeants affiliés au régime. La gestion du régime a été confiée à Groupama – GAN Assurances.

 

À propos d’Altares

Altares est l’expert de la donnée d’entreprise, créateur de solutions de pilotage et d’indicateurs de la santé économique et extra-financière des entreprises et des organismes publics, au sein de leur écosystème.

Grâce à ses outils et ses informations, Altares aide les responsables des structures privées et publiques, de toute taille et de tout secteur d’activité, à prendre sereinement des décisions éclairées.

Partenaire exclusif en France, au Benelux et au Maghreb de Dun & Bradstreet, 1er réseau international d’informations sur les entreprises, Altares s’appuie sur une base de données mondiale de plus de 600 millions d’entités légales (dont 11 millions en France) pour aider les acteurs économiques à se développer durablement, en intégrant, entre autres, les enjeux essentiels de conformité et de RSE.

 

Contact presse – Agence CorioLink

Léa Broussard – lea.broussard@coriolink.com – 07 60 42 57 54

Chiffres 2025 de l’Observatoire Haut de France

Hauts-de-France : 4 542 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2025 

2 241 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2025 en Bretagne, selon l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs réalisé par l’association GSC et la société Altares. Chaque jour, plus de 6 femmes et hommes se sont retrouvés sans emploi. Si le nombre recule légèrement par rapport à 2024 (- 2,7 %), ce niveau reste très élevé et confirme la persistance de fortes tensions économiques. Pour la deuxième année consécutive, plus de 2 000 pertes d’emploi d’entrepreneurs en Bretagne. Les secteurs de la construction et du commerce, en grande difficulté depuis plusieurs années, sont toujours exposés mais enregistrent un recul des pertes d’emploi.

 

Une tendance plutôt favorable mais à un niveau qui demeure élevé

Après trois années de hausse continue (+ 62,6 % en 2022, + 19,0 % en 2023, + 14,5 % en 2024), la courbe des pertes d’emploi des entrepreneurs semble enfin reculer. Toutefois, il s’agit d’un plateau historiquement élevé depuis 2015, année de création de l’Observatoire. Pour la deuxième année consécutive, plus de 4 500 dirigeants sont concernés dans les Hauts-de-France.

« Cette apparente stabilisation ne doit en aucun cas nous rassurer : nous restons à un niveau inédit de pertes d’emploi entrepreneurial. Le contexte économique demeure fortement dégradé, marqué par une croissance atone, des tensions géopolitiques persistantes et une instabilité politique durable. Les dirigeants naviguent à vue, dans un climat d’incertitude qui freine l’investissement et fragilise jusqu’aux entreprises les plus solides. Face à cette précarité qui s’installe, notre message ne change pas : il est essentiel d’anticiper les risques et de bien faire connaître les dispositifs de protection existants. L’année 2026 s’annonce déterminante. Les premiers indicateurs restent contrastés et rien ne laisse présager d’amélioration rapide sur les plans économique et politique. Pour les entrepreneurs, les priorités demeurent claires : surveiller étroitement leur trésorerie, maîtriser leurs risques et, surtout, ne pas rester seuls face aux difficultés. » commente Hervé Kermarrec, président de l’association GSC.

 

En Hauts-de-France, des départements aux trajectoires divergentes

 

 

Le Nord concentre, comme chaque année, la majorité des pertes d’emploi de la région avec 2 233 dirigeants touchés en 2025, soit près de la moitié du total régional. Il enregistre cependant un recul de – 3,5 % par rapport à 2024 (2 313), illustrant une certaine amélioration.

Le Pas-de-Calais et l’Oise suivent la même tendance, avec des baisses respectives de – 4,6 % (964) et de – 5,8 % (566).

L’Aisne reste quasi stable, passant de 338 à 340 (+ 0,6 %).

La Somme constitue, à l’inverse, le signal d’alerte de l’année, avec une hausse de 14,9 % (439 pertes d’emploi contre 382 en 2024). Cette progression singulière mérite une attention particulière et dépasse largement l’évolution régionale (- 2,2 %) et nationale (+ 1,0 %).

 

Des situations contrastées selon les secteurs

 

La construction, premier secteur touché dans la région avec 1 021 pertes d’emploi en 2025, enregistre un recul significatif de 10,0 %, légèrement plus favorable que la tendance nationale (- 3,0 %). Dans le détail, le bâtiment recule de – 3,7 % (930 dirigeants), tandis que l’immobilier enregistre une chute marquée de – 46,2 % (91), reflet du ralentissement général du marché immobilier post-covid.

Le commerce est également en retrait de 8,0 % (1 039 chefs d’entreprise), un recul plus prononcé qu’à l’échelon national. Le commerce de détail enregistre une baisse de 11,4 %, quand le commerce de gros, lui, progresse de 8,6 %.

La situation du secteur de l’hébergement, restauration, débits de boissons connaît une forte dégradation, avec une hausse de 18,7 % (851 entrepreneurs concernés). Et ce sont les professionnels de la restauration qui sont les plus impactés, puisqu’ils concentrent à eux-seuls plus de huit situations de « chômage » sur dix dans le secteur (682 ; + 19,2 %).

Les services aux entreprises restent sous pression, avec une progression de 10,1 % (502). Ces activités, dépendantes de la santé financière de leurs donneurs d’ordre, subissent un effet de contagion des difficultés observées dans d’autres secteurs.

Le transport et la logistique affiche en revanche une bonne résistance, avec un repli de – 19,8 % (178), notamment grâce au transport routier de marchandises, en baisse de – 30,6 %.

L’information et la communication recule de 17,2 % (101 dirigeants), signe d’un certain assainissement dans ces secteurs après plusieurs années de croissance des créations.

 

Très petites entreprises : une vulnérabilité structurelle persistante

Plus de 7 entrepreneurs touchés sur 10, dirigeaient une structure de moins de 3 salariés (3 127). Ces très petites entreprises concentrent l’essentiel des difficultés : manque de trésorerie, vulnérabilité face aux impayés ou aux bouleversements de marché. Elles n’ont ni les marges de manœuvre financières ni les équipes pour absorber les chocs. En 2025, la situation demeure particulièrement tendue : l’activité reste insuffisante et les niveaux de chiffre d’affaires ne permettent pas toujours de couvrir les charges fixes.

L’âge médian des entrepreneurs ayant perdu leur emploi en Hauts-de-France diminue légèrement, passant de 45,8 ans en 2024 à 44,9 ans en 2025.

Pour Thierry Millon, Directeur des études Altares : « Les cinq dernières années d’instabilité économique permanente ont fini par épuiser les ressources morales et financières de nombreux dirigeants. En 2025, près de 61 500 entrepreneurs ont dû se résoudre à liquider leur société, un niveau jamais atteint. Et le début de l’année 2026 ne laisse guère de répit : 6 400 défaillances ont été enregistrées rien qu’en janvier, là encore un record. Les dirigeants de TPE sont particulièrement exposés. Un choc financier, professionnel et familial dont on ne ressort pas indemne, d’autant que les mentalités sur l’échec entrepreneurial évoluent lentement. Pourtant, le droit à la seconde chance constitue un enjeu essentiel, humain autant qu’économique. Aider les entrepreneurs à rebondir, c’est permettre de mettre à profit leur expérience au service du dynamisme des filières et des territoires, et ainsi renforcer la vitalité économique globale. »

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Méthodologie

Les données sont issues de l’analyse des entreprises, hors sociétés civiles et associations, placées directement, par conversion ou par résolution du plan en liquidation judiciaire par le Tribunal de Commerce ou Judiciaire. Ne sont pas intégrées les procédures de fermeture ou dissolution à l’amiable de même que les révocations des mandataires sociaux.


À propos de l’association GSC

Depuis plus de 45 ans, la GSC est la réponse élaborée par les organisations patronales face au besoin de protection chômage des chefs d’entreprise et indépendants. L’association GSC est l’association qui a souscrit le contrat d’assurance de groupe GSC auprès d’un pool d’assureurs (Groupama, Allianz, Generali, SMABTP). Elle est administrée par le Medef, la CPME et l’U2P qui l’ont conçue en 1979. Elle veille aux intérêts des dirigeants affiliés au régime. La gestion du régime a été confiée à Groupama – GAN Assurances.

 

À propos d’Altares

Altares est l’expert de la donnée d’entreprise, créateur de solutions de pilotage et d’indicateurs de la santé économique et extra-financière des entreprises et des organismes publics, au sein de leur écosystème.

Grâce à ses outils et ses informations, Altares aide les responsables des structures privées et publiques, de toute taille et de tout secteur d’activité, à prendre sereinement des décisions éclairées.

Partenaire exclusif en France, au Benelux et au Maghreb de Dun & Bradstreet, 1er réseau international d’informations sur les entreprises, Altares s’appuie sur une base de données mondiale de plus de 550 millions d’entités légales (dont 11 millions en France) pour aider les acteurs économiques à se développer durablement, en intégrant, entre autres, les enjeux essentiels de conformité et de RSE.

 

Contact presse – Agence CorioLink

Léa Broussard – lea.broussard@coriolink.com – 07 60 42 57 54

Chiffres 2025 de l’Observatoire Normandie

Normandie :  2 476 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2025 

2 476 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2025 en Normandie, selon l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs réalisé par l’association GSC et la société Altares. Chaque jour, près de 7 femmes et hommes se sont retrouvés sans emploi. Si le nombre recule légèrement par rapport à 2024 (- 2,3 %), ce niveau reste très élevé et confirme la persistance de fortes tensions économiques. Pour la deuxième année consécutive, plus de 2 000 pertes d’emploi d’entrepreneurs en Normandie. Les secteurs du commerce et de la construction, en grande difficulté depuis plusieurs années, sont toujours exposés mais enregistrent un recul des pertes d’emploi.

 

Une tendance plutôt favorable mais à un niveau qui demeure élevé

Après trois années de hausse continue (+ 47,2 % en 2022, + 31,5 % en 2023, + 27,9 % en 2024), la courbe des pertes d’emploi des entrepreneurs semble enfin reculer. Toutefois, il s’agit d’un plateau historiquement élevé depuis 2015, année de création de l’Observatoire. Pour la deuxième année consécutive, plus de 2 000 dirigeants sont concernés en Normandie.

« Cette apparente stabilisation ne doit en aucun cas nous rassurer : nous restons à un niveau inédit de pertes d’emploi entrepreneurial. Le contexte économique demeure fortement dégradé, marqué par une croissance atone, des tensions géopolitiques persistantes et une instabilité politique durable. Les dirigeants naviguent à vue, dans un climat d’incertitude qui freine l’investissement et fragilise jusqu’aux entreprises les plus solides. Face à cette précarité qui s’installe, notre message ne change pas : il est essentiel d’anticiper les risques et de bien faire connaître les dispositifs de protection existants. L’année 2026 s’annonce déterminante. Les premiers indicateurs restent contrastés et rien ne laisse présager d’amélioration rapide sur les plans économique et politique. Pour les entrepreneurs, les priorités demeurent claires : surveiller étroitement leur trésorerie, maîtriser leurs risques et, surtout, ne pas rester seuls face aux difficultés. » commente Hervé Kermarrec, président de l’association GSC.

 

En Normandie, des départements aux trajectoires divergentes

 

En 2025, la quasi-totalité des départements enregistrent un recul des situations de « chômage » en Normandie.

La Seine-Maritime est le territoire le plus touché, avec 1 052 chefs d’entreprise ayant perdu leur emploi et c’est également le seul qui enregistre une augmentation (+ 6,3 %).

Le Calvados comptabilise 554 pertes d’emploi d’entrepreneurs, soit une baisse de 9,6 %.

Dans l’Eure, 409 dirigeants se sont retrouvés sans activité (- 11,1 %).

Dans la Manche, 298 dirigeants ont cessé leur activité en 2025 (- 1,0 %). Ils sont 163 dans l’Orne (- 4,1 %).

 

Des situations contrastées selon les secteurs

 

Le secteur du commerce concentre, à lui seul, près d’un quart (24,2 %) du total des pertes d’emploi en 2025 (2 476). Après plusieurs années de forte dégradation, cela témoigne d’une légère amélioration (+ 0,2 %). Dans le détail, les activités de commerce et réparation de véhicules marque un recul notable (- 9,4 %). À l’inverse, les entrepreneurs de commerce de gros sont plus en difficultés (+ 14, 7 %).

Dans la construction, on observe également quelques signes d’amélioration avec un recul de 14 % soit 530 chefs d’entreprise. Les professionnels de l’immobilier – durement touchés par le ralentissement du marché immobilier post-covid – montrent une évolution particulièrement favorable (- 59,8 %).

La situation du secteur de l’hébergement, restauration, débits de boissons reste défavorable, avec une hausse de 7,7 %, soit 464 entrepreneurs concernés. Et ce sont les professionnels de la restauration qui sont les plus impactés, puisqu’ils concentrent à eux-seuls près de huit situations de « chômage » sur dix dans le secteur (364 ; + 11,7 %).

Les services aux entreprisesrestent sous pression (+ 11,8 % ; 256). Ces activités, dépendantes de la santé financière de leurs donneurs d’ordre, pourraient subir un effet domino si la conjoncture ne s’améliore pas.

La situation de l’industrie (+ 8,7 %) apparaît finalement moins alarmante que prévu alors que l’on pouvait craindre de fortes difficultés pour ces métiers.

Les activités d’assurance et financières, pour leur part, résistent bien (- 23,8 %). C’est également le cas du secteur agricole qui enregistre une baisse remarquable de 62,5 % des pertes d’activité.

 

Très petites entreprises : une vulnérabilité structurelle persistante

Plus de 7 entrepreneurs touchés sur 10, dirigeaient une structure de moins de 3 salariés (1 816). Ces très petites entreprises concentrent l’essentiel des difficultés : manque de trésorerie, vulnérabilité face aux impayés ou aux bouleversements de marché. Elles n’ont ni les marges de manœuvre financières ni les équipes pour absorber les chocs. En 2025, la situation demeure particulièrement tendue : l’activité reste insuffisante et les niveaux de chiffre d’affaires ne permettent pas toujours de couvrir les charges fixes.

L’âge médian des entrepreneurs ayant perdu leur emploi en Normandie diminue légèrement, passant de 45,7 ans en 2024 à 45,6 ans en 2025.

 Pour Thierry Millon, Directeur des études Altares : « Les cinq dernières années d’instabilité économique permanente ont fini par épuiser les ressources morales et financières de nombreux dirigeants. En 2025, près de 61 500 entrepreneurs ont dû se résoudre à liquider leur société, un niveau jamais atteint. Et le début de l’année 2026 ne laisse guère de répit : 6 400 défaillances ont été enregistrées rien qu’en janvier, là encore un record. Les dirigeants de TPE sont particulièrement exposés. Un choc financier, professionnel et familial dont on ne ressort pas indemne, d’autant que les mentalités sur l’échec entrepreneurial évoluent lentement. Pourtant, le droit à la seconde chance constitue un enjeu essentiel, humain autant qu’économique. Aider les entrepreneurs à rebondir, c’est permettre de mettre à profit leur expérience au service du dynamisme des filières et des territoires, et ainsi renforcer la vitalité économique globale. »

Télécharger l’infographie complète


Méthodologie

Les données sont issues de l’analyse des entreprises, hors sociétés civiles et associations, placées directement, par conversion ou par résolution du plan en liquidation judiciaire par le Tribunal de Commerce ou Judiciaire. Ne sont pas intégrées les procédures de fermeture ou dissolution à l’amiable de même que les révocations des mandataires sociaux.


 

A propos de l’association GSC

Depuis plus de 45 ans, la GSC est la réponse élaborée par les organisations patronales face au besoin de protection chômage des chefs d’entreprise et indépendants. L’association GSC est l’association qui a souscrit le contrat d’assurance de groupe GSC auprès d’un pool d’assureurs (Groupama, Allianz, Generali, SMABTP). Elle est administrée par le Medef, la CPME et l’U2P qui l’ont conçue en 1979. Elle veille aux intérêts des dirigeants affiliés au régime. La gestion du régime a été confiée à Groupama – GAN Assurances.

 

À propos d’Altares

Altares est l’expert de la donnée d’entreprise, créateur de solutions de pilotage et d’indicateurs de la santé économique et extra-financière des entreprises et des organismes publics, au sein de leur écosystème.

Grâce à ses outils et ses informations, Altares aide les responsables des structures privées et publiques, de toute taille et de tout secteur d’activité, à prendre sereinement des décisions éclairées.

Partenaire exclusif en France, au Benelux et au Maghreb de Dun & Bradstreet, 1er réseau international d’informations sur les entreprises, Altares s’appuie sur une base de données mondiale de plus de 550 millions d’entités légales (dont 11 millions en France) pour aider les acteurs économiques à se développer durablement, en intégrant, entre autres, les enjeux essentiels de conformité et de RSE.

 

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Chiffres 2025 de l’Observatoire Pays de la Loire

Pays de la Loire :  2 639 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2025 

2 639 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2025 en Pays de la Loire, selon l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs réalisé par l’association GSC et la société Altares. Chaque jour, plus de 7 femmes et hommes se sont retrouvés sans emploi. Si la hausse se poursuit par rapport à 2024 (+ 2,8 %), le rythme de progression reste toutefois nettement plus modéré que lors des années précédentes. Ce niveau élevé confirme la persistance de fortes tensions économiques. Pour la deuxième année consécutive, plus de 2 500 pertes d’emploi d’entrepreneurs en Pays de la Loire. Les secteurs de la construction et du commerce, en grande difficulté depuis plusieurs années, sont toujours exposés.

 

Après trois années de forte augmentation, la hausse se poursuit en Pays de la Loire mais ralentit

Après trois années de hausse marquée (+ 33,6 % en 2022, + 23,0 % en 2023, + 26,8 % en 2024), la progression des pertes d’emploi des entrepreneurs tend à ralentir. Le niveau atteint reste toutefois historiquement élevé depuis 2015, année de création de l’Observatoire. Pour la deuxième année consécutive, plus de 2 500 dirigeants sont concernés en Pays de la Loire.

« Cette apparente stabilisation ne doit en aucun cas nous rassurer : nous restons à un niveau inédit de pertes d’emploi entrepreneurial. Le contexte économique demeure fortement dégradé, marqué par une croissance atone, des tensions géopolitiques persistantes et une instabilité politique durable. Les dirigeants naviguent à vue, dans un climat d’incertitude qui freine l’investissement et fragilise jusqu’aux entreprises les plus solides. Face à cette précarité qui s’installe, notre message ne change pas : il est essentiel d’anticiper les risques et de bien faire connaître les dispositifs de protection existants. L’année 2026 s’annonce déterminante. Les premiers indicateurs restent contrastés et rien ne laisse présager d’amélioration rapide sur les plans économique et politique. Pour les entrepreneurs, les priorités demeurent claires : surveiller étroitement leur trésorerie, maîtriser leurs risques et, surtout, ne pas rester seuls face aux difficultés. » commente Hervé Kermarrec, président de l’association GSC.

 

En Pays de la Loire, des départements aux trajectoires divergentes

 

La Loire-Atlantique est le territoire le plus touché. Il comptabilise 1 152 pertes d’emploi, soit une augmentation de 9,3 % par rapport à 2024.

En Vendée, 464 dirigeants ont cessé leur activité en 2025 (+ 9,7 %).

Les trois autres départements de la région connaissent un recul du nombre d’entrepreneurs en situation de « chômage ».  En premier lieu, la Mayenne (- 12,2 % ; 151 chefs d’entreprises concernés), suivi de la Sarthe (- 7,7 % ; 334).

Enfin, du Maine-et-Loire (- 3,4 % ; 538).

 

Des situations contrastées selon les secteurs

 

Le secteur de la construction concentre, à lui seul, près d’un quart (24,7 %) du total des pertes d’emploi en 2025 (2 639). Après plusieurs années de forte dégradation, le secteur reste fragile (+ 9,4 %). Néanmoins, les professionnels de l’immobilier – durement touchés par le ralentissement du marché immobilier post-covid – enregistrent en 2025 un recul marqué des pertes d’activité (- 30,8 %).

Le commerce reste sous pression malgré une croissance modérée (+ 3,3 % ; 571 dirigeants). Dans le détail, le commerce de gros montre une évolution favorable (- 6,8 %).

La situation du secteur de l’hébergement, restauration, débits de boissons reste défavorable, avec une hausse de 6,8 %, soit 409 entrepreneurs concernés. Et ce sont les professionnels de la restauration qui sont les plus impactés, puisqu’ils concentrent à eux-seuls plus de sept situations de « chômage » sur dix dans le secteur (306 ; + 14,6 %).

La situation de l’industrie (- 2,6 %) apparaît finalement moins alarmante que prévu alors que l’on pouvait craindre de fortes difficultés pour ces métiers.

Les activités de transport et logistique, pour leur part, résistent bien (- 18,8 %). C’est également le cas du secteur agricole qui enregistre une baisse remarquable de 29,2 % des pertes d’activité.

 

Très petites entreprises : une vulnérabilité structurelle persistante

Près de 7 entrepreneurs touchés sur 10, dirigeaient une structure de moins de 3 salariés (1 768). Ces très petites entreprises concentrent l’essentiel des difficultés : manque de trésorerie, vulnérabilité face aux impayés ou aux bouleversements de marché. Elles n’ont ni les marges de manœuvre financières ni les équipes pour absorber les chocs. En 2025, la situation demeure particulièrement tendue : l’activité reste insuffisante et les niveaux de chiffre d’affaires ne permettent pas toujours de couvrir les charges fixes.

L’âge médian des entrepreneurs ayant perdu leur emploi en Pays de la Loire augmente légèrement, passant de 45,9 ans en 2024 à 46,1 ans en 2025.

 Pour Thierry Millon, Directeur des études Altares : « Les cinq dernières années d’instabilité économique permanente ont fini par épuiser les ressources morales et financières de nombreux dirigeants. En 2025, près de 61 500 entrepreneurs ont dû se résoudre à liquider leur société, un niveau jamais atteint. Et le début de l’année 2026 ne laisse guère de répit : 6 400 défaillances ont été enregistrées rien qu’en janvier, là encore un record. Les dirigeants de TPE sont particulièrement exposés. Un choc financier, professionnel et familial dont on ne ressort pas indemne, d’autant que les mentalités sur l’échec entrepreneurial évoluent lentement. Pourtant, le droit à la seconde chance constitue un enjeu essentiel, humain autant qu’économique. Aider les entrepreneurs à rebondir, c’est permettre de mettre à profit leur expérience au service du dynamisme des filières et des territoires, et ainsi renforcer la vitalité économique globale. »

 

 

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Méthodologie

Les données sont issues de l’analyse des entreprises, hors sociétés civiles et associations, placées directement, par conversion ou par résolution du plan en liquidation judiciaire par le Tribunal de Commerce ou Judiciaire. Ne sont pas intégrées les procédures de fermeture ou dissolution à l’amiable de même que les révocations des mandataires sociaux.


À propos de l’association GSC

Depuis plus de 45 ans, la GSC est la réponse élaborée par les organisations patronales face au besoin de protection chômage des chefs d’entreprise et indépendants. L’association GSC est l’association qui a souscrit le contrat d’assurance de groupe GSC auprès d’un pool d’assureurs (Groupama, Allianz, Generali, SMABTP). Elle est administrée par le Medef, la CPME et l’U2P qui l’ont conçue en 1979. Elle veille aux intérêts des dirigeants affiliés au régime. La gestion du régime a été confiée à Groupama – GAN Assurances.

À propos d’Altares

Altares est l’expert de la donnée d’entreprise, créateur de solutions de pilotage et d’indicateurs de la santé économique et extra-financière des entreprises et des organismes publics, au sein de leur écosystème.

Grâce à ses outils et ses informations, Altares aide les responsables des structures privées et publiques, de toute taille et de tout secteur d’activité, à prendre sereinement des décisions éclairées.

Partenaire exclusif en France, au Benelux et au Maghreb de Dun & Bradstreet, 1er réseau international d’informations sur les entreprises, Altares s’appuie sur une base de données mondiale de plus de 600 millions d’entités légales (dont 11 millions en France) pour aider les acteurs économiques à se développer durablement, en intégrant, entre autres, les enjeux essentiels de conformité et de RSE.

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Chiffres 2025 de l’Observatoire Centre Val de Loire

Centre -Val de Loire :  1 985 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2025 

1 985 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2025 en Centre – Val de Loire, selon l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs réalisé par l’association GSC et la société Altares. Chaque jour, plus de 5 femmes et hommes se sont retrouvés sans emploi. Si le nombre recule très légèrement par rapport à 2024 (- 0,5 %), ce niveau reste très élevé et confirme la persistance de fortes tensions économiques. Pour la deuxième année consécutive, plus de 1 900 pertes d’emploi d’entrepreneurs en Centre – Val de Loire. Les secteurs du commerce et de la construction, en grande difficulté depuis plusieurs années, sont toujours exposés mais enregistrent un recul des pertes d’emploi.

 

Une tendance plutôt favorable mais à un niveau qui demeure élevé

Après trois années de hausse continue (+ 31,4 % en 2022, + 34,7 % en 2023, + 9,8 % en 2024), la courbe des pertes d’emploi des entrepreneurs semble enfin se stabiliser. Toutefois, il s’agit d’un plateau historiquement élevé depuis 2015, année de création de l’Observatoire. Pour la deuxième année consécutive, plus de 1 900 dirigeants sont concernés en Centre-Val de Loire.

« Cette apparente stabilisation ne doit en aucun cas nous rassurer : nous restons à un niveau inédit de pertes d’emploi entrepreneurial. Le contexte économique demeure fortement dégradé, marqué par une croissance atone, des tensions géopolitiques persistantes et une instabilité politique durable. Les dirigeants naviguent à vue, dans un climat d’incertitude qui freine l’investissement et fragilise jusqu’aux entreprises les plus solides. Face à cette précarité qui s’installe, notre message ne change pas : il est essentiel d’anticiper les risques et de bien faire connaître les dispositifs de protection existants. L’année 2026 s’annonce déterminante. Les premiers indicateurs restent contrastés et rien ne laisse présager d’amélioration rapide sur les plans économique et politique. Pour les entrepreneurs, les priorités demeurent claires : surveiller étroitement leur trésorerie, maîtriser leurs risques et, surtout, ne pas rester seuls face aux difficultés. » commente Hervé Kermarrec, président de l’association GSC.

 

En Centre-Val de Loire, des départements aux trajectoires divergentes

 

Trois territoires de la région connaissent un recul du nombre d’entrepreneurs en situation de « chômage ».

En premier lieu, le Cher (- 4,1 % ; 208 chefs d’entreprises concernés).

Suivi du Loiret, département le plus exposé avec 511 dirigeants (- 3,4 %). Et enfin, l’Eure-et-Loir (- 1,9 % ; 366).

En Indre-et-Loire, 481 entrepreneurs sont concernés (+ 3,9 %), tandis que dans le Loir-et-Cher, 259 chefs d’entreprise ont cessé leur activité en un an (- 2,4 %).

L’Indre comptent 160 entrepreneurs ayant subi la même situation (+ 0,6 %).

 

Des situations contrastées selon les secteurs

Le secteur du commerce représente une perte d’emploi sur cinq dans la région en 2025 (459). Après plusieurs années de forte dégradation, cela témoigne d’une légère amélioration (- 3,0 %). Dans le détail, les activités de commerce de gros marque un recul notable (- 24 %).

Dans la construction, on observe également quelques signes d’amélioration avec 457 pertes d’activité soit – 9,3 %. Les professionnels de l’immobilier – durement touchés par le ralentissement du marché immobilier post-covid – montrent une évolution particulièrement favorable (- 27,7 %).

La situation du secteur de l’hébergement, restauration, débits de boissons reste défavorable, avec une hausse de 8,1 %, soit 308 entrepreneurs concernés. Et ce sont les professionnels de la restauration qui sont les plus impactés, puisqu’ils concentrent à eux-seuls près de huit situations de « chômage » sur dix dans le secteur (235 ; + 2,6 %).

Les services aux entreprises restent sous pression (+ 11,1 % ; 221). Ces activités, dépendantes de la santé financière de leurs donneurs d’ordre, pourraient subir un effet domino si la conjoncture ne s’améliore pas.

La situation de l’industrie (- 9,3 %) apparaît finalement bien moins alarmante que prévu alors que l’on pouvait craindre de fortes difficultés pour ces métiers.

Les activités d’assurance et financières, pour leur part, résistent bien (- 37,5 %).

 

Très petites entreprises : une vulnérabilité structurelle persistante

Plus de 7 entrepreneurs touchés sur 10, dirigeaient une structure de moins de 3 salariés (1 413). Ces très petites entreprises concentrent l’essentiel des difficultés : manque de trésorerie, vulnérabilité face aux impayés ou aux bouleversements de marché. Elles n’ont ni les marges de manœuvre financières ni les équipes pour absorber les chocs. En 2025, la situation demeure particulièrement tendue : l’activité reste insuffisante et les niveaux de chiffre d’affaires ne permettent pas toujours de couvrir les charges fixes.

L’âge médian des entrepreneurs ayant perdu leur emploi en Centre-Val de Loire se stabilise à 46,1 ans en 2025.

 Pour Thierry Millon, Directeur des études Altares : « Les cinq dernières années d’instabilité économique permanente ont fini par épuiser les ressources morales et financières de nombreux dirigeants. En 2025, près de 61 500 entrepreneurs ont dû se résoudre à liquider leur société, un niveau jamais atteint. Et le début de l’année 2026 ne laisse guère de répit : 6 400 défaillances ont été enregistrées rien qu’en janvier, là encore un record. Les dirigeants de TPE sont particulièrement exposés. Un choc financier, professionnel et familial dont on ne ressort pas indemne, d’autant que les mentalités sur l’échec entrepreneurial évoluent lentement. Pourtant, le droit à la seconde chance constitue un enjeu essentiel, humain autant qu’économique. Aider les entrepreneurs à rebondir, c’est permettre de mettre à profit leur expérience au service du dynamisme des filières et des territoires, et ainsi renforcer la vitalité économique globale. »

 

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Méthodologie

Les données sont issues de l’analyse des entreprises, hors sociétés civiles et associations, placées directement, par conversion ou par résolution du plan en liquidation judiciaire par le Tribunal de Commerce ou Judiciaire. Ne sont pas intégrées les procédures de fermeture ou dissolution à l’amiable de même que les révocations des mandataires sociaux.


À propos de l’association GSC

Depuis plus de 45 ans, la GSC est la réponse élaborée par les organisations patronales face au besoin de protection chômage des chefs d’entreprise et indépendants. L’association GSC est l’association qui a souscrit le contrat d’assurance de groupe GSC auprès d’un pool d’assureurs (Groupama, Allianz, Generali, SMABTP). Elle est administrée par le Medef, la CPME et l’U2P qui l’ont conçue en 1979. Elle veille aux intérêts des dirigeants affiliés au régime. La gestion du régime a été confiée à Groupama – GAN Assurances.

À propos d’Altares

Altares est l’expert de la donnée d’entreprise, créateur de solutions de pilotage et d’indicateurs de la santé économique et extra-financière des entreprises et des organismes publics, au sein de leur écosystème.

Grâce à ses outils et ses informations, Altares aide les responsables des structures privées et publiques, de toute taille et de tout secteur d’activité, à prendre sereinement des décisions éclairées.

Partenaire exclusif en France, au Benelux et au Maghreb de Dun & Bradstreet, 1er réseau international d’informations sur les entreprises, Altares s’appuie sur une base de données mondiale de plus de 600 millions d’entités légales (dont 11 millions en France) pour aider les acteurs économiques à se développer durablement, en intégrant, entre autres, les enjeux essentiels de conformité et de RSE.

Contacts presse – Agence CorioLink

Léa Broussard – lea.broussard@coriolink.com – 07 60 42 57 54

Chiffres 2025 de l’Observatoire Bretagne

Bretagne : 2 241 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2025.

2 241 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2025 en Bretagne, selon l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs réalisé par l’association GSC et la société Altares. Chaque jour, plus de 6 femmes et hommes se sont retrouvés sans emploi. Si le nombre recule légèrement par rapport à 2024 (- 2,7 %), ce niveau reste très élevé et confirme la persistance de fortes tensions économiques. Pour la deuxième année consécutive, plus de 2 000 pertes d’emploi d’entrepreneurs en Bretagne. Les secteurs de la construction et du commerce, en grande difficulté depuis plusieurs années, sont toujours exposés mais enregistrent un recul des pertes d’emploi.

 

Une tendance plutôt favorable mais à un niveau qui demeure élevé : 

Après trois années de hausse continue (+ 44,8 % en 2022, + 26,1 % en 2023, + 19,1 % en 2024), la courbe des pertes d’emploi des entrepreneurs semble enfin reculer. Toutefois, il s’agit d’un plateau historiquement élevé depuis 2015, année de création de l’Observatoire. Pour la deuxième année consécutive, plus de 2 000 dirigeants sont concernés en Bretagne.

« Cette apparente stabilisation ne doit en aucun cas nous rassurer : nous restons à un niveau inédit de pertes d’emploi entrepreneurial. Le contexte économique demeure fortement dégradé, marqué par une croissance atone, des tensions géopolitiques persistantes et une instabilité politique durable. Les dirigeants naviguent à vue, dans un climat d’incertitude qui freine l’investissement et fragilise jusqu’aux entreprises les plus solides. Face à cette précarité qui s’installe, notre message ne change pas : il est essentiel d’anticiper les risques et de bien faire connaître les dispositifs de protection existants. L’année 2026 s’annonce déterminante. Les premiers indicateurs restent contrastés et rien ne laisse présager d’amélioration rapide sur les plans économique et politique. Pour les entrepreneurs, les priorités demeurent claires : surveiller étroitement leur trésorerie, maîtriser leurs risques et, surtout, ne pas rester seuls face aux difficultés. » commente Hervé Kermarrec, président de l’association GSC.

En Bretagne, des départements aux trajectoires divergentes :

En 2025, les territoires sont inégalement impactés dans la région.

L’Ille-et-Vilaine est le plus touché, avec 665 chefs d’entreprise ayant perdu leur emploi mais c’est également celui qui enregistre le plus fort taux de recul (- 14,7 %).

Dans le Morbihan, 573 entrepreneurs sont concernés (- 0,3 %).

Le Finistère et les Côtes-d’Armor enregistrent une augmentation des pertes d’emploi avec respectivement 542 (+ 3,2 %) et 461 (+ 8,7 %) entrepreneurs ayant subi cette situation.

Des situations contrastées selon les secteurs :

Le secteur de la construction concentre, à lui seul, près d’un quart (24,2 %) des pertes d’emploi en 2025 (2 241). Après plusieurs années de forte dégradation, cela témoigne d’une légère amélioration (- 5,4 %), même si le contexte reste fragile notamment pour les entreprises du BTP. De leur côté, les professionnels de l’immobilier – durement touchés par le ralentissement du marché immobilier post-covid – enregistrent en 2025 un recul marqué des pertes d’activité (- 26,9 %).

Dans le commerce, on observe également quelques signes d’amélioration avec 497 pertes d’activité soit – 1,4 %. Le commerce de gros montre une évolution particulièrement favorable (- 35,7 %).

La situation du secteur de l’hébergement, restauration, débits de boisson reste défavorable, avec une hausse de 7,6 %, soit 384 entrepreneurs concernés. Et ce sont les professionnels de la restauration qui sont les plus impactés, puisqu’ils concentrent à eux-seuls plus de sept situations de « chômage » sur dix dans le secteur (276 ; + 15,5 %).

Les services aux entreprises restent sous pression (+ 9,8 % ; 268). Ces activités, dépendantes de la santé financière de leurs donneurs d’ordre, pourraient subir un effet domino si la conjoncture ne s’améliore pas.

La situation de l’industrie (- 24,1 %) apparaît finalement bien moins alarmante que prévu alors que l’on pouvait craindre de fortes difficultés pour ces métiers. Dans le détail, on observe que l’agroalimentaire enregistre une forte baisse des pertes d’emploi (- 29,6 %).

Le transport routier de marchandises, pour sa part, résiste bien (- 46,5 %), tant pour le fret de proximité que pour les longues distances.

 

Très petites entreprises : une vulnérabilité structurelle persistante :

Plus de 7 entrepreneurs touchés sur 10, dirigeaient une structure de moins de 3 salariés (1 595). Ces très petites entreprises concentrent l’essentiel des difficultés : manque de trésorerie, vulnérabilité face aux impayés ou aux bouleversements de marché. Elles n’ont ni les marges de manœuvre financières ni les équipes pour absorber les chocs. En 2025, la situation demeure particulièrement tendue : l’activité reste insuffisante et les niveaux de chiffre d’affaires ne permettent pas toujours de couvrir les charges fixes.

L’âge médian des entrepreneurs ayant perdu leur emploi en Bretagne diminue légèrement, passant de 46,5 ans en 2024 à 45,9 ans en 2025.

Pour Thierry Millon, Directeur des études Altares : « Les cinq dernières années d’instabilité économique permanente ont fini par épuiser les ressources morales et financières de nombreux dirigeants. En 2025, près de 61 500 entrepreneurs ont dû se résoudre à liquider leur société, un niveau jamais atteint. Et le début de l’année 2026 ne laisse guère de répit : 6 400 défaillances ont été enregistrées rien qu’en janvier, là encore un record. Les dirigeants de TPE sont particulièrement exposés. Un choc financier, professionnel et familial dont on ne ressort pas indemne, d’autant que les mentalités sur l’échec entrepreneurial évoluent lentement. Pourtant, le droit à la seconde chance constitue un enjeu essentiel, humain autant qu’économique. Aider les entrepreneurs à rebondir, c’est permettre de mettre à profit leur expérience au service du dynamisme des filières et des territoires, et ainsi renforcer la vitalité économique globale. »

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Méthodologie

Les données sont issues de l’analyse des entreprises, hors sociétés civiles et associations, placées directement, par conversion ou par résolution du plan en liquidation judiciaire par le Tribunal de Commerce ou Judiciaire. Ne sont pas intégrées les procédures de fermeture ou dissolution à l’amiable de même que les révocations des mandataires sociaux.


À propos de l’association GSC

Depuis plus de 45 ans, la GSC est la réponse élaborée par les organisations patronales face au besoin de protection chômage des chefs d’entreprise et indépendants. L’association GSC est l’association qui a souscrit le contrat d’assurance de groupe GSC auprès d’un pool d’assureurs (Groupama, Allianz, Generali, SMABTP). Elle est administrée par le Medef, la CPME et l’U2P qui l’ont conçue en 1979. Elle veille aux intérêts des dirigeants affiliés au régime. La gestion du régime a été confiée à Groupama – GAN Assurances.

 

À propos d’Altares : 

Altares est l’expert de la donnée d’entreprise, créateur de solutions de pilotage et d’indicateurs de la santé économique et extra-financière des entreprises et des organismes publics, au sein de leur écosystème.

Grâce à ses outils et ses informations, Altares aide les responsables des structures privées et publiques, de toute taille et de tout secteur d’activité, à prendre sereinement des décisions éclairées.

Partenaire exclusif en France, au Benelux et au Maghreb de Dun & Bradstreet, 1er réseau international d’informations sur les entreprises, Altares s’appuie sur une base de données mondiale de plus de 550 millions d’entités légales (dont 11 millions en France) pour aider les acteurs économiques à se développer durablement, en intégrant, entre autres, les enjeux essentiels de conformité et de RSE.

 

Contact presse – Agence CorioLink

Léa Broussard – lea.broussard@coriolink.com – 07 60 42 57 54

Chiffres 2025 de l’Observatoire Nouvelle-Aquitaine

Nouvelle-Aquitaine : 5 724 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2025

5 724 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2025 en Nouvelle-Aquitaine, selon l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs réalisé par l’association GSC et la société Altares. Chaque jour, plus de 15 femmes et hommes se sont retrouvés sans emploi dans la région. La hausse se poursuit par rapport à 2024 (+ 10,8 %) pour atteindre un niveau historiquement élevé qui confirme la persistance de fortes tensions économiques.

  • Pour la deuxième année consécutive, plus de 5 000 pertes d’emploi d’entrepreneurs en Nouvelle-Aquitaine.
  • Les secteurs du commerce et de la construction, en grande difficulté depuis plusieurs années, sont toujours exposés.
  • Les dirigeants de TPE de moins de 3 salariés sont particulièrement impactés.

 

La hausse perdure en Nouvelle-Aquitaine

Après trois années de hausse continue (+ 37,5 % en 2022, + 35,5 % en 2023, + 14,9 % en 2024), la courbe des pertes d’emploi des entrepreneurs continue de croître. Il s’agit d’un plateau historiquement élevé depuis 2015, année de création de l’Observatoire. Pour la deuxième année consécutive, plus de 5 000 dirigeants sont concernés.

« Cette apparente stabilisation ne doit en aucun cas nous rassurer : nous restons à un niveau inédit de pertes d’emploi entrepreneurial. Le contexte économique demeure fortement dégradé, marqué par une croissance atone, des tensions géopolitiques persistantes et une instabilité politique durable. Les dirigeants naviguent à vue, dans un climat d’incertitude qui freine l’investissement et fragilise jusqu’aux entreprises les plus solides. Face à cette précarité qui s’installe, notre message ne change pas : il est essentiel d’anticiper les risques et de bien faire connaître les dispositifs de protection existants. L’année 2026 s’annonce déterminante. Les premiers indicateurs restent contrastés et rien ne laisse présager d’amélioration rapide sur les plans économique et politique. Pour les entrepreneurs, les priorités demeurent claires : surveiller étroitement leur trésorerie, maîtriser leurs risques et, surtout, ne pas rester seuls face aux difficultés. » commente Hervé Kermarrec, président de l’association GSC.

 

Tous les territoires sont impactés

En 2025, la situation des entrepreneurs est préoccupante dans une grande majorité de départements en Nouvelle-Aquitaine. La quasi-totalité connaissent une augmentation du nombre d’entrepreneurs en situation de « chômage ».

La Gironde est le département le plus touché, avec 1 956 chefs d’entreprise ayant perdu leur emploi, contre 1 729 en 2024 (+ 13,1 %), suivi par la Charente-Maritime avec 676 dirigeants impactés, soit une hausse de 22,7 % en un an.

La Creuse enregistre la plus importante augmentation avec + 87,3 % en un an, soit 118 pertes d’emploi de chefs d’entreprise en un an.

En Charente, 267 entrepreneurs sont concernés (+ 1,9 %), tandis qu’en Dordogne, 346 chefs d’entreprise ont cessé leur activité en un an (+ 10,5 %). Ils sont 424 à avoir connu cette situation dans les Landes (+ 7,3 %).

Les Pyrénées Atlantiques, les Deux-Sèvres et le Lot-et-Garonne comptent respectivement 562 (+ 1,3 %) et 228 (+ 6,5 %), 311 (+ 12,7 %) entrepreneurs ayant perdu leur emploi.

La Haute-Vienne connaît une augmentation de 2,2 % (364) et la Vienne une progression de 16,1 % (295).

Seul le département de la Corrèze voit son nombre d’entrepreneurs en situation de « chômage » diminuer : – 11,5 % (177).

En Nouvelle-Aquitaine, des situations contrastées selon les secteurs

Le secteur du commerce concentre, à lui seul, plus d’une perte d’emploi sur cinq en 2025. Après plusieurs années de forte dégradation, la situation est toujours délicate (+ 6,7 %). Dans le détail, la vente et la réparation automobile enregistrent la hausse la plus importante du secteur (+ 19,7 %).

Dans la construction, la situation continue de se détériorer. La région comptabilise 1 384 pertes d’activité soit + 8,2 %. En revanche, les professionnels de l’immobilier – durement touchés par le ralentissement du marché immobilier post-covid – montrent une évolution particulièrement favorable (- 40,1 %).

La situation du secteur de l’hébergement, restauration, débits de boissons reste défavorable avec une hausse de 13,9 %, soit 911 entrepreneurs concernés. Et ce sont les professionnels de la restauration qui sont les plus impactés, puisqu’ils concentrent à eux-seuls près de huit situations de « chômage » sur dix dans le secteur (724 ; + 14,6 %).

Les services aux entreprises et le secteur de l’industrie restent sous pression avec respectivement + 15,1 % (656 dirigeants concernées) et + 18 % (446). Ces activités, dépendantes de la santé financière de leurs donneurs d’ordre, pourraient subir un effet domino si la conjoncture ne s’améliore pas.

Très petites entreprises : une vulnérabilité structurelle persistante

Près de 7 entrepreneurs touchés sur 10, dirigeaient une structure de moins de 3 salariés (3 960). Ces très petites entreprises concentrent l’essentiel des difficultés : manque de trésorerie, vulnérabilité face aux impayés ou aux bouleversements de marché. Elles n’ont ni les marges de manœuvre financières ni les équipes pour absorber les chocs. En 2025, la situation demeure particulièrement tendue : l’activité reste insuffisante et les niveaux de chiffre d’affaires ne permettent pas toujours de couvrir les charges fixes.

L’âge moyen des entrepreneurs ayant perdu leur emploi en Nouvelle-Aquitaine diminue très légèrement, passant de 47,2 ans en 2024 à 46,9 ans en 2025.

Pour Thierry Millon, Directeur des études Altares : « Les cinq dernières années d’instabilité économique permanente ont fini par épuiser les ressources morales et financières de nombreux dirigeants. En 2025, près de 61 500 entrepreneurs ont dû se résoudre à liquider leur société, un niveau jamais atteint. Et le début de l’année 2026 ne laisse guère de répit : 6 400 défaillances ont été enregistrées rien qu’en janvier, là encore un record. Les dirigeants de TPE sont particulièrement exposés. Un choc financier, professionnel et familial dont on ne ressort pas indemne, d’autant que les mentalités sur l’échec entrepreneurial évoluent lentement. Pourtant, le droit à la seconde chance constitue un enjeu essentiel, humain autant qu’économique. Aider les entrepreneurs à rebondir, c’est permettre de mettre à profit leur expérience au service du dynamisme des filières et des territoires, et ainsi renforcer la vitalité économique globale. »

Télécharger l’infographie complète


Méthodologie

Les données sont issues de l’analyse des entreprises, hors sociétés civiles et associations, placées directement, par conversion ou par résolution du plan en liquidation judiciaire par le Tribunal de Commerce ou Judiciaire. Ne sont pas intégrées les procédures de fermeture ou dissolution à l’amiable de même que les révocations des mandataires sociaux.


À propos de l’association GSC

Depuis plus de 45 ans, la GSC est la réponse élaborée par les organisations patronales face au besoin de protection chômage des chefs d’entreprise et indépendants. L’association GSC est l’association qui a souscrit le contrat d’assurance de groupe GSC auprès d’un pool d’assureurs (Groupama, Allianz, Generali, SMABTP). Elle est administrée par le Medef, la CPME et l’U2P qui l’ont conçue en 1979. Elle veille aux intérêts des dirigeants affiliés au régime. La gestion du régime a été confiée à Groupama – GAN Assurances.

À propos d’Altares

Altares est l’expert de la donnée d’entreprise, créateur de solutions de pilotage et d’indicateurs de la santé économique et extra-financière des entreprises et des organismes publics, au sein de leur écosystème.

Grâce à ses outils et ses informations, Altares aide les responsables des structures privées et publiques, de toute taille et de tout secteur d’activité, à prendre sereinement des décisions éclairées.

Partenaire exclusif en France, au Benelux et au Maghreb de Dun & Bradstreet, 1er réseau international d’informations sur les entreprises, Altares s’appuie sur une base de données mondiale de plus de 600 millions d’entités légales (dont 11 millions en France) pour aider les acteurs économiques à se développer durablement, en intégrant, entre autres, les enjeux essentiels de conformité et de RSE.

Contacts presse – Agence CorioLink

Léa Broussard – lea.broussard@coriolink.com – 07 60 42 57 54